Je ne suis rien : un si petit intervalle n’est pas capable de me distinguer du néant ; on ne m’a envoyé que pour faire nombre ; encore n’avait-on que faire de moi, et la pièce n’en aurait pas été moins jouée, quand je serais demeuré derrière le théâtre.
Bossuet, « sermon sur la mort », mercredi 22 mars, IVesemaine du Carême 1662.
Le 7 novembre 1832, la duchesse de Berry fut capturée à Nantes, après avoir provoqué un soulèvement légitimiste en faveur de son fils Henri V dans différents départements. Il se solda par un double échec ; d’abord dans le Midi, puis dans l’Ouest. Emprisonnée à Blaye, la princesse embarrassait le gouvernement et le roi Louis-Philippe. Elle était devenue l’objet et l’enjeu de conjectures politiques. Une campagne de pétitions fut aussitôt lancée pour demander sa libération aux Chambres, aux représentants de la nation. Parmi les signataires des centaines de femmes se distinguèrent. Quelques pétitions furent même exclusivement signées par des femmes appartenant aux différentes classes de la société française. Ces dames entraient en politique par un des moyens qui s’offrait à elles : la pétition. Au cours d’une campagne assez brève, elles tentèrent de « faire nombre » et d’infléchir un pouvoir aux mains des hommes. Cette étude montre comment elles firent alors irruption dans le débat politique et affirmèrent une opinion publique genrée autonome.
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