Les légitimistes, le roi et l’Empire (ca. 1852-1870). Le syndrome de la « division mortelle » entre ralliements et oppositions
Dans la France de la deuxième République, le « parti » royaliste ne se présentait pas comme un groupe politiquement homogène. Il était animé par des personnalités indépendantes (Pierre-Antoine Berryer, Alfred de Falloux, Vincent Audren de Kerdrel, Henry de La Rochejaquelein) et travaillé par « des doctrines politiques contradictoires » que le comte de Chambord nommerait bientôt « les diverses nuances de l’opinion monarchiste ». A Ems (1849) puis à Wiesbaden (1850), le prince avait manifesté sa volonté de prendre en main la direction du parti royaliste pour l’unifier, tant « sa division » le privait d’une force politique dans le pays et ôtait du crédit au principe de la légitimité qu’il incarnait. Paradoxalement, si le comte de Chambord se posait en roi de France – donc de tous les Français, il ne pouvait pas échapper à l’image de chef d’un parti d’opposition au président Bonaparte, avant d’être celui d’un parti d’opposition à l’Empire.
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