Quelques éléments sur la légitimité le pouvoir et la Sainteté entre l’enfance et l’exil
« Ebranlé par les développements révolutionnaires d’un quart de siècle, le trône des Bourbons espéra trouver dans la naissance du Duc de Bordeaux le matériau pour construire un royalisme populaire, suivant en cela l’idée émise par le ministre de la Police de la deuxième Restauration, le comte Decazes : « royaliser la nation, nationaliser le royalisme ».
« Le 29 septembre 1820, la naissance inespérée du duc de Bordeaux rassure la monarchie », souligne avec justesse Jean-Pierre Bois. Progressivement, un deuxième événement s’affirma comme le liant nécessaire à cette réalisation ambitieuse : la fête de la Saint-Henri. La Restauration avait permis que les champs croisés du sacré et du profane s’exprimassent par des temps religieux et des festivités royales autour des saints protecteurs de la monarchie comme autour du culte des grands ancêtres. La Saint-Henri alliait avec profit la célébration de « l’enfant du miracle » , le duc de Bordeaux, et celle du grand aïeul, le roi Henri IV, notamment par le vecteur du théâtre. L’affermissement et l’avenir de la monarchie semblaient assurés par la combinaison d’un prince vierge des drames de la Révolution et d’un roi érigé en mythe de la (re)construction d’une unité nationale… »
Pour accéder à cet article vous pouvez cliquer sur le lien ci-dessous :
http://www.brepolsonline.net/doi/abs/10.1484/J.RHEF.3.15
Laisser un commentaire